Patronat et direction de la dynamiterie de Paulilles en 1870

 

 

Frédéric Combemale - 1er sous-directeur de Paulilles

 

Comment se sont constitués le patronat et la direction de la dynamiterie de Paulilles en 1870 ? Leur nomination relève de l’histoire nationale, en particulier des mécanismes de mobilisation scientifique et des réseaux de résistance activés lors de la guerre franco prussienne. Ces réseaux à la fois familiaux et sociaux jouent en effet un rôle majeur dans la structuration de l’industrie de la dynamite, relevant du secteur privé. Au moment où éclate la guerre, la dynamite n’est en effet connue que de quelques chimistes et ingénieurs. Sa fabrication industrielle s’accompagne de l’émergence d’un nouveau patronat d’entreprise, dont la dynamiterie de Paulilles (Pyrénées-Orientales) apparaît exemplaire.

Inscrite dans le cadre de l’effort de guerre, la fondation de la dynamiterie de Paulilles résulte en effet d’une mobilisation collective. En France, les revers militaires, perte de l’Alsace, invasion de la Lorraine, capitulation de l’armée à Sedan, entraînent le 4 septembre la proclamation de la République. A compter du 18 septembre, l’armée prussienne met le siège devant la capitale. Deux personnalités du nouveau gouvernement de Défense nationale jouent dès lors un rôle majeur dans la résistance. A Paris, Pierre Frédéric Dorian, puissant maître de forges de la Loire et des Pyrénées-Orientales, est devenu ministre des Travaux Publics[1]. A Tours, Léon Gambetta cumule les portefeuilles de l’Intérieur et de la Guerre.

Parmi les instances de l’époque, figurent également les commissions spécialisées gravitant autour des hommes du nouveau gouvernement de Défense nationale. Jouant un rôle de passeur, elles relaient les informations transmises par les acteurs de la résistance. A ce titre, elles contribuent à la structuration du patronat de la dynamite, tant à Paris qu’en province puis à l’étranger. Dans cette orchestration, le rôle d’Alfred Naquet et de la commission de Tours apparaissent non négligeables.

Mobilisation scientifique et industrielle à Paris

Au cours du siège de Paris, sont créés dans la capitale deux petits prototypes de dynamiteries, produisant ensemble un maximum de 300 kilos de dynamite par jour. D’abord établi dans un bateau près du quai de Grenelle, le premier atelier est ensuite transféré, en raison des risques d’explosion, au bassin circulaire de la Villette. Le second atelier est établi dans un terrain vague des Carrières d’Amérique, tirant son nom d’une carrière de plâtre encore en activité en 1870.

La création de ces deux dynamiteries résulte de la mobilisation scientifique et industrielle portée par deux commissions, d’une part le Comité scientifique pour la défense de Paris, institué début septembre 1870 par le ministère de l’instruction publique, d’autre part la Commission d’armement, organisée par les soins du ministère des travaux publics. Au sein de la société civile, la résistance contre l’ennemi se traduit en effet par une floraison de comités de défense.

A Paris, les vingt Comités scientifiques sont répartis dans chacun des arrondissements, composant à l’échelle de la capitale les Comités scientifiques réunis. « Quand vint le siège de Paris, dernière étape de nos défaites, on se tourna vers la Science, comme on appelle un médecin au chevet d’un malade agonisant (…) J’ai présidé un de ces comités, appelé dans le danger suprême : le Comité scientifique pour la Défense de Paris » rappelle  le chimiste Marcelin Berthelot (1827-1907)[2].

Formé de chimistes et de mécaniciens, ce Comité scientifique a pour mission l’examen des questions scientifiques intéressant la défense nationale. Placée sous la présidence de Berthelot, sa section de chimie comprend d’Alméida, Bréguet, Fremi, Janin, Ruggieri et Schutzenberger. Cette section se préoccupe sans tarder « des avantages que pourrait présenter dans la guerre la nitroglycérine, soit à l’état pur, soit à l’état de mélange avec une matière inerte, mélange connu sous le nom de dynamite ». Les expérimentations sont confiées à la Société chimique de Paris, et un avis favorable est rendu pour cette fabrication[3].

Parallèlement est décrétée, au plan politique, l’abrogation du monopole d’Etat sur la fabrication et le commerce des armes. Cette décision du nouveau gouvernement républicain se traduit par une série de mesures législatives s’échelonnant du 5 septembre, lendemain de la chute de l’Empire, au 8 octobre 1870, veille de l’arrivée de Gambetta à Tours. En réaction aux revers militaires et à la pénurie d’armement, le nouveau gouvernement décrète ainsi, dès le 5 septembre, que « la fabrication, le commerce et la vente des armes » sont dorénavant « absolument libres[4] ».

Destinée à centraliser les offres d’armes et de munitions qui lui seront faites, une Commission spéciale de l’armement par le concours de l’industrie privée est instituée par décret du 9 septembre[5]. Placée sous le contrôle de Pierre Frédéric Dorian, ministre des Travaux Publics, cette commission est dotée le 13 septembre d’un budget de dix millions de francs, destiné au financement du marché privé de l’armement[6]. La présidence en est dévolue à Jules Félix Gévelot (1826-1904), important fabricant de cartouches, par ailleurs membre du Comité de Mécanique, adjoint au Comité scientifique de défense[7]précédemment cité.

Egalement préoccupée de la fabrication de la dynamite, informée « de vive voix » des travaux du Comité scientifique au fur à mesure de leur réception, la Commission d’armement est augmentée sur décision de Frédéric Dorian, d’une commission de pyrotechnie formée de Bianchi, Gaudin, Léon Thomas, Marçais et Ruggieri. Destinée à encourager la fabrication et l'étude de la nitro-glycérine, base de la dynamite, cette section spéciale de la Commission d’armement est à l’origine de l’installation des premiers prototypes parisiens de dynamiterie, pour la fabrication « en grand » de la nitroglycérine[8].

La commission de Tours et l’ordre de fondation de Paulilles

 


Commission d'Etude des moyens de Défense - Tours - 1870

 

En province, la mobilisation apparaît analogue à celle de Paris. Le 11 septembre en effet, le gouvernement de la République a décidé de se transporter en partie hors les murs de Paris afin de coordonner l’action de défense nationale. Le 13 septembre, la ville de Tours accueille une première délégation placée sous l’autorité du garde des Sceaux, Adolphe Crémieux (1796-1880). Celle-ci est renforcée le 9 octobre par l’arrivée de Léon Gambetta, cumulant dès lors les deux portefeuilles de l’Intérieur et de la Guerre. Quel est alors le fonctionnement de cette antenne transplantée dans la cité tourangelle ? « Il a été impossible de retrouver trace des mesures de détail prises pour l’installation et le fonctionnement de la délégation du ministère de la Guerre » affirme la section historique de l’état-major de l’armée[9].

Toutefois, des informations subsistent. A Tours en effet, afin de renforcer l’action gouvernementale, se sont fixées deux commissions dont les objectifs et la nature s’inspirent du modèle parisien. Une partie de la Commission spéciale de l'armement par le concours de l'industrie privée est en effet chargée de prendre « toutes les mesures relatives à l’armement des gardes nationales, des corps francs ou autres appelés à concourir à la défense du pays ». Par ailleurs a été créée une Commission scientifique des moyens de défense qui, à la différence de celle de Paris, est chargée de l’étude des « diverses questions relatives à l'emploi des aérostats pour la défense du pays[10] ».

L’arrivée de Gambetta bouleverse en partie ce fonctionnement. De manière éphémère, la commission scientifique voit en effet son rôle étendu à l’examen des propositions et inventions concernant la défense nationale. Mais devant l’ampleur de la tâche, une nouvelle commission intitulée Commission d'étude des moyens de défense, est créée le 20 octobre et rattachée au cabinet du délégué à la guerre, Charles de Freycinet[11]. Spécifiquement chargée de cet abondant et patriotique volet de la défense, celle-ci se voit en effet soumettre au cours de ses 45 sessions, le nombre record de 1762 communications de tous ordres. Elle reçoit dans le même temps et auditionne 266 inventeurs, au rang desquels figure Paul Barbe, promoteur de la dynamiterie de Paulilles. C’est cette commission de défense qui, dans sa séance du 26 octobre, propose au ministre de la guerre « d’ouvrir à M. Barbe un crédit de 60 000 francs pour la construction d’une fabrique de dynamite aux environs de Port-Vendres[12] ».

Plus précisément, Paul Barbe a été reçu par le chimiste Alfred Naquet (1834-1916), alors secrétaire de la commission. Républicain et révolutionnaire, l’un des premiers gardes nationaux ayant investi la Chambre en septembre 1870, A. Naquet est en effet devenu secrétaire de la commission auprès de la délégation de Tours puis de Bordeaux[13] : « Alors qu’Alfred se trouvait à Bordeaux – il faut lire Tours – à la Commission d’Etudes des Moyens de défense, en 1870, il eut contact avec un ingénieur, associé d’Alfred Nobel, qui vint lui proposer un projet de fabrique de dynamite. Gambetta autorisa Naquet à donner carte blanche à cet ingénieur, Barbe » indique Jean-Paul Chabaud[14].

De fait, la création de la fabrique de Paulilles est officiellement confirmée par un ordre spécial du 31 octobre 1870, émanant du ministère de l'Intérieur et de la Guerre[15]. La commission d’étude des moyens de défense ne disposant d’aucun crédit[16], le financement de l’opération est imputé aux comptes du ministère des Travaux Publics : une somme de 60 000 francs est ainsi destinée, pendant la durée de la guerre, à la fourniture obligatoire et journalière de 500 kg de dynamite. Le montant en est déposé chez le trésorier-payeur des Pyrénées-Orientales[17].

La direction de l’usine de Paulilles

En résumé, le projet de fondation des dynamiteries a été activé par deux personnalités. A Paris, la création des petites dynamiteries a été activé par l’intervention d’Achille Brüll (1836-1911), ingénieur polytechnicien alors mobilisé et en contact avec les diverses commissions. Associé d’Alfred Nobel, celui-ci devient directeur de la première Société de dynamite de Paulilles (1870-1873), antérieure à celle fondée en 1875[18]. A Tours, l’intervention auprès de la commission est le fait du polytechnicien et maître de forges Paul Barbe, mobilisé fin juillet 1870 comme chef d'escadron d’artillerie de la garde nationale à Toul. Au terme de la reddition honorable de la ville lorraine, Paul Barbe présente ses services à l'antenne gouvernementale de Tours[19].

A l’extrême sud de la France, la nouvelle dynamiterie devient dès lors le point de convergence des Lorrains engagés dans la guerre. Le premier directeur de l’usine est un Lorrain originaire de Phalsbourg, Amédée Hoffer (1847-1896), figurant parmi les compagnons d’armes de Paul Barbe. Simultanément à l’ordre spécial de création de Paulilles, en date du 31 octobre 1870, Paul Barbe et cinq de ses lieutenants ont en effet été décorés de la Légion d'Honneur « pour leur belle conduite pendant le siège de Toul[20] ». En 1870, l’ingénieur Amédée Hoffer, qui avait accompagné P. Barbe lors de la négociation du terrain de Paulilles, est de fait nommé premier directeur de la nouvelle dynamiterie ; il est âgé de 23 ans[21].

Sur le site de Paulilles, Amédée Hoffer est un temps accompagné de son jeune frère, Oswald Alexandre Xavier (1852-1942). Admis à l’école navale de Brest en 1869, ce dernier a été affecté, durant la guerre, comme lieutenant au 29e régiment territorial d’infanterie. En récompense de sa belle conduite dans la défense de Phalsbourg, sa ville natale, il est élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur en 1871. Il est à peine âgé de 19 ans[22].

A la dynamiterie de Paulilles est également affecté un sous-directeur. Celui-ci est un méridional, fils de juriste, originaire de Montpellier. L’ingénieur retenu pour ce poste est Frédéric Combemale (1848-1908), dont on doit souligner qu’il est le beau-frère du chimiste Alfred Naquet, à qui Paul Barbe avait initialement présenté son projet de création d’usine de dynamite. Grâce à Alfred Naquet, Frédéric Combemale est donc nommé sous-directeur de la dynamiterie de Paulilles en 1870. Il est âgé de 22 ans[23].

Dans la même tranche d’âge figure Auguste Marchal, opérateur chargé de la nitration[24]. Auguste Marchal est né en 1848 à Liverdun, commune où sont établis les hauts fourneaux de Paul Barbe, associé d’Alfred Nobel. Il est âgé de moins de 25 ans lors de la fondation de la fabrique[25].

Expansion des élites en Europe

Après l’annexion de la Lorraine à l’Empire allemand, les deux frères Hoffer ont fait le choix de demeurer sujets français, et optent en 1872 à Perpignan pour la nationalité française[26]. Toutefois, au terme de la guerre, le nouveau gouvernement d’Adolphe Thiers décrète le retour au monopole d’Etat de la fabrication de l’armement et la fabrication de la dynamite s’effectue désormais à la poudrerie de Vonges, occasionnant la fermeture temporaire de la fabrique de Paulilles.

En conséquence de cette interdiction, les pionniers de la dynamite deviennent dès lors promoteurs de nouvelles entités en d’autres pays d’Europe, espace sillonné par Alfred Nobel de 1871 à 1873. Amédée Hoffer est ainsi nommé directeur technique de l’usine italienne fondée en 1872 à Avigliana puis directeur de l’usine de dynamite d’Isleten en Suisse, toutes deux  fondées par Alfred Nobel.

 

 

Son jeune frère Oswald Xavier s’embarque pour sa part à Cherbourg sur la frégate La Résolue, pour une campagne de trois ans dans l’océan Pacifique. Longtemps plus tard, ingénieur à Paris, il est à nouveau décoré, cette fois au titre d’officier de la Légion d’honneur sur proposition du ministère de la Guerre (1917). Il décède dans la capitale en 1942, à l’âge de 90 ans[27].

Frédéric Combemale, sous-directeur de Paulilles, prend pour sa part la direction de la dynamiterie de Galdacano, fondée par Paul Barbe près de Bilbao, en Espagne. Mise en route avec du personnel français, cette nouvelle unité résulte d’un décret royal de février 1872 accordant à Nobel le privilège exclusif de fabrication de la dynamite, sous réserve d’une exploitation dans l’année. Dans le même temps est créée la Sociedad Anonima Española de la Pólvora Dinamita[28]

En 1875 à Nancy, Frédéric Combemale épouse ensuite Henriette Hoffer (1856-1936), sœur du premier directeur de l’usine de Paulilles, Amédée Hoffer. De ce mariage sont issus plusieurs enfants dont le premier, Frédéric François Combemale naît à Bilbao en 1876. Diplômé de l’Ecole Centrale, devenu ingénieur conseil pour l’Angleterre dans les charbons anglais, celui-ci meurt à son tour au combat en 1916[29].

Quant à Auguste Marchal, il participe avec Amédée Hoffer et Frédéric Combemale, aux pourparlers relatifs à la fondation de l’usine de dynamite de Galdacano, en Espagne[30]. Il seconde également Amédée Hoffer dans l’installation de la dynamiterie d’Avigliana, près de Turin. En 1876, Auguste Marchal épouse à son tour une demoiselle Barbe. De la fin des années 1870 au moins à 1904, il est enfin cité comme directeur de l’usine de Galdacano, après avoir un temps assumé la direction de l’usine de Paulilles, dans les Pyrénées-Orientales[31].

Conclusion

Au cours de la guerre de 1870 se sont donc tissés des liens sociaux voire familiaux dont la dynamiterie de Paulilles constitue le ressort. La direction de la fabrique est majoritairement composée de Lorrains, progressivement alliés à des méridionaux, compensant ainsi le caractère exogène des fondateurs de l’entreprise.


Arthur Maury  vers 1885

Dans un second temps, l’usage de la dynamite s’applique rapidement aux grands travaux européens. Au-delà de Paulilles, le cas d’Arthur Maury (1842-1916), époux de Blanche Combemale, beau-frère d’Alfred Naquet et de Frédéric Combemale apparaît exemplaire. Cet ingénieur des Arts et manufactures est en effet de 1872 à 1881 chef de service de l’entreprise du tunnel du St Gothard, dans les Alpes. Le percement de ce tunnel ferroviaire se caractérise alors par l’emploi innovant de la dynamite, fabriquée en majeure partie par la fabrique d’Isleten, en Suisse.

Devenu chef d’études, A. Maury dirige ensuite les travaux du grand pont métallique Luis 1er sur le Douro, à Porto (1882-1886), construit par l'ingénieur Théophile Seyrig, disciple de Gustave Eiffel, et dépendant de l’entreprise française de travaux publics Couvreux et Hersent. Nommé directeur des travaux du port de Lisbonne en 1887, il accède enfin à la présidence de la chambre de commerce française de Lisbonne deux ans plus tard, et est élevé au grade de chevalier de la légion d’honneur en 1895[32].

De la Suisse à l’Italie en passant par l’Espagne et le Portugal se constitue ainsi un réseau d’élites économiques initié par Alfred Nobel, et dont la dynamiterie de Paulilles forme le noyau. Au-delà d’une approche locale, le patronat et la direction de l’usine constituent donc un ensemble pertinent dans l’histoire des entreprises, à la jonction des grandes décisions économiques et politiques régissant la marche des états. 

Edwige PRACA



BIBLIOGRAPHIE

DEFRENNES Guy-Louis, Généalogie Combemale-Michelon, Lesquin, 2004.

PRACA Edwige, Le site de Paulilles à la croisée des chemins de l'histoire internationale et de l'histoire locale (1865-1875), Conservatoire de l'Espace littoral Languedoc-Roussillon, Perpignan-Montpellier, 2002.

PRACA Edwige, "Dynamiterie de Paulilles : 1er plan du site en 1870", Le site de Paulilles à la croisée des chemins de l'histoire internationale et de l'histoire locale (1865-1875), partie "Annexes", Conservatoire de l'Espace littoral Languedoc-Roussillon, Perpignan-Montpellier, 2002.

Cette étude doit être augmentée des travaux menés de 2008 à 2010 et exposés lors des conférences suivantes :

PRACA Edwige, « L’usine de Paulilles et l’innovation de la dynamite ». Conférence le 4-3-2011, Hall Guy Malé, Conseil Général Pyr.-Or., Perpignan, cycle 2011 de la SASL.

PRACA Edwige, « Formes et limites de l'engagement dans l'effort de guerre. Un exemple : la naissance de l'industrie de la dynamite en France (1870-1871) ». Conférence le 5-5-2011, Université de Perpignan, 136e Congrès national des Sociétés Historiques et Scientifiques : Faire la guerre, faire la paix.

PRACA Edwige, « Les débuts de l’usine de Paulilles  ». Conférence le 3-2-2012, Amis du Vieux Canet, Théâtre Jean Piat, Canet-en-Roussillon.

POUR EN SAVOIR PLUS

PRACA E., Percement du SAINT-GOTHARD - 1880, Site Amis de Paulilles, rubrique Patrimoine.

PRACA E., Société Française de Construction d'Outillage à Air Comprimé - 1908 - Site Amis de Paulilles, rubrique Etudes.

ICONOGRAPHIE

Fonds iconographique : descendants Combemale. Remerciements en particulier à Bernard COMBEMALE pour la transmission du fonds généalogique et iconographique.

 


 

NOTES

[1] NAUMONT Josiane, « Enquête sur une visite de Zola à Unieux pour la préparation de “ Travail ” », Les Cahiers Naturalistes, n°48, 1974, p.186-187, biographie de Pierre Frédéric Dorian (1814-1873). PRACA Edwige et SOUCHE Madeleine, « Industrie métallurgique et protestantisme dans les Pyrénées-Orientales : l’exemple des sociétés Holtzer à Ria (1859-1909) », Domitia n°5, Perpignan, octobre 2004, p. 73-107.

[2] BERTHELOT Marcelin, Sur la force des poudres et des matières explosives, 2e édition, Gauthier-Villars, Paris, 1872, p.7 de la préface. 

[3] Dès le 16 septembre, la commission scientifique adresse au ministre des travaux publics un rapport où les avantages de la dynamite, au point de vue d'une défense militaire, sont mis en évidence. BERTHELOT Marcelin, Sur la force de la poudre et des matières explosives, 2e éd., Paris, 1872, p.7 : adjoint au Comité scientifique sur demande de Berthelot, le comité de Mécanique est composé de Delaunay, président, Cail, Claparède, Gévelot et Rolland.

[4] PRACA Edwige, « Le site de Paulilles à la croisée des chemins de l’histoire internationale et de l’histoire locale (1865-1875) », Conservatoire du Littoral, Perpignan, 2002 : ADPO 16PER32, Bulletin officiel du Ministère de l'Intérieur, 33e année, 1870, Paris, p.362.

[5] J.O. du 10-9-1870.

[6] PRACA Edwige, « Le site de Paulilles à la croisée des chemins … », op.cit., 2002 : ADPO 16PER32, Bulletin officiel Ministère de l'Intérieur, 33e année, 1870, Paris, p.386.

[7] Biographie J. F. Gévelot in A. ROBERT et G. COUGNY, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 et J. JOLY, Dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940. Egalement Internet, Assemblée nationale : base de donnée des députés depuis 1789. Gévelot remplace Le Cesne initialement nommé, qui siège à compter de 9-1870 à Tours.

[8] BERTHELOT Marcelin, Sur la force de la poudre et des matières explosives, 2e éd., Paris, 1872, p.177 ; ADPO 16PER32, B.O. Ministère Intérieur, 33e année, 1870, Paris. Composition p. 376 ; Section historique de l’Etat-Major de l’Armée (ss dir.), La guerre de 1870-71. La défense nationale en province. Mesures générales d’organisation, Paris, 1911, p.352 : décrets supplémentaires des 10 et 17-9-1870 augmentant le nombre des membres, initialement fixé à cinq, dont un représentant administration de la Guerre.

[9] La Guerre de 1870-71. La Défense nationale en province. op.cit., Paris, 1911, p.1 et 15.

[10] Décret 29-9-1870 : cité in La Guerre de 1870-71. La Défense nationale en province. op.cit., Paris, 1911, p.353 et p.54. Cette dernière commission a pour objet les questions majeures des transports et de l’espionnage.

[11] Décret 20-10-1870, Moniteur universel 22-10-1870 : cité in La Guerre de 1870-71. La Défense nationale en province. op.cit., Paris, 1911, p.55 et 57.

[12] A l’ordre du jour de la séance figure aussi  l’examen d’armes proposées à l’achat : fusil Berdan, canon Baudier, canon et cartouche Herr, mitrailleuse Petin-Gaudet, etc.

[13] CURINIER, Dictionnaire des Contemporains, p.174 et ROBERT et COUGNY, Dictionnaire des parlementaires, 1889. La commission comprend également : de Pontlevoy commandant du génie, colonel Deshorties président, Bousquet chef d’escadron, Descombes ingénieur des ponts et chaussées, Dormoy ingénieur des mines et G. Marqfoy, ancien ingénieur aux chemins de fer du Midi, chargé de reconstituer à Angoulême l’industrie du papier pour cartouches, puis d’une capsulerie à Bayonne.

[14] CHABAUD Jean-Paul, Alfred Naquet (1834-1916) parlementaire comtadin, père du divorce, Etudes Comtadines, Mazan, 2002.

[15] PRACA Edwige, « Le site de Paulilles à la croisée des chemins … », op.cit., Cons. Littoral, 2002 : ADPO, 8S167, lettre de P. Barbe au préfet des Pyrénées-Orientales, 5-2-1871.

[16] La Guerre de 1870-71. La Défense nationale en province. op.cit., Paris, 1911, p.367.

[17] PRACA Edwige, « Le site de Paulilles à la croisée des chemins … » op.cit., Cons. Littoral, 2002 : ADPO, 8S167, jugement civil du 30-5-1876 entre Vincent Bernadi - Barbe et Roux. Egal. BERGENGREN Erik, Alfred Nobel, l'homme et son oeuvre, Paris-Bruxelles, 1970, p.73.

[18] PRACA Edwige, « L’usine de Paulilles et l’innovation de la dynamite ». Conférence 4-3-2011, Hall Guy Malé, Conseil Général Pyr.-Or., Perpignan, cycle 2011 de la SASL.

[19] PRACA Edwige, « Le site de Paulilles à la croisée des chemins … » op.cit., Cons. Littoral, 2002 : AN, LH/106/44,  dossier François Barbe et ROTH François, La guerre de 70, Paris, 1990, p.59.

[20] PRACA Edwige, « Le site de Paulilles à la croisée des chemins … » op.cit., Cons. Littoral, 2002 : ADPO, 2001PER266, bulletin n°14 décret n°273 ministère de l'Intérieur et de la Guerre, Tours 31-10-1870, p.211. Les lieutenants sont : Jules Noël, Antoine Jean Charles Hegelbacher (1848-1912) décédé sous-directeur honoraire Ecole Centrale Arts et Manufactures, Charles Camille Minel, Marie Pierre Amédée Hoffer, devenu premier directeur de l’usine de Paulilles, et René Lippman.

[21] PRACA Edwige, « L’usine de Paulilles et l’innovation de la dynamite ». Conférence 4-3-2011, Hall Guy Malé, Conseil Général Pyr.-Or., Perpignan, cycle 2011 SASL.: AN, dossier LH/1305/21. Pierre Marie Amédée Hoffer (1847-1896), né le 26-4-1847 à Phalsbourg, fils de Hoffer François Gaspard, marchand, 30 ans et de Keller Françoise-Joséphine, 23 ans. Décédé le 22-11-1896.

[22] PRACA Edwige, « L’usine de Paulilles et l’innovation de la dynamite ». Conférence 4-3-2011, Hall Guy Malé, Conseil Gal Pyr.-Or., Perpignan, cycle 2011 SASL.: AN, dossier LH/1305/24. Oswald Alexandre François Xavier Hoffer (1852-1942), né le 23-5-1852 à Phalsbourg, fils de François Gaspard Hoffer et Joséphine Keller. Décédé le 14-6-1942, 51 avenue de Suffren, Paris 7e.

[23] PRACA Edwige, « L’usine de Paulilles et l’innovation de la dynamite ». Conférence 4-3-2011, Hall Guy Malé, Conseil Gal Pyr.-Or., Perpignan, cycle 2011 SASL.: Jean Augustin Frédéric Combemale (1848-1908), né le 20-9-1848 à Montpellier, fils d’Adélaïde Michelon (1813-1856) et de Frédéric Combemale (1801-1873). Frédéric Combemale est le frère d’Estelle Combemale (1840-1903) épouse d’Alfred Naquet (1834-1916).

[24] Site Internet, José Maria Gonzalez Garcia, Documento de Trabajo 2004, La Industria de explosivos in Espana : UEE (1896-1936).

[25] Né le 28-6-1848 à Liverdun. Généalogie : Geneanet, C. Touvet, J. Jacob, R. Strub. En marge de cet organigramme, à noter le rôle d’A. Naquet, qui fonde de grands espoirs dans l’avenir de la nouvelle matière et suscite « plus d’une découverte dans la confection des engins de guerre ». Découvertes estimées majeures par Freycinet qui évite d’en faire étalage en 1871, « en prévision du cas où le ministère de la Guerre voudrait les adopter » : DE FREYCINET Charles, La guerre en province pendant le siège de Paris, 1870-1871. Précis historique, Paris, 1871, p.27-28.

[26] PRACA Edwige, Les débuts de l’usine de Paulilles, Conférence le 3-2-2012, Amis du Vieux Canet, Théâtre Jean Piat, Canet-en-Roussillon : Archives Ville de Perpignan, Alsaciens Lorrains. Registre des déclarations d’option de nationalité. Du 12 mars au 30 septembre 1872, p.171.

[27] PRACA Edwige, Les débuts de l’usine de Paulilles, Conférence le 3-2-2012, Amis du Vieux Canet, Théâtre Jean Piat, Canet-en-Roussillon : AN, dossier LH/1305/24. Oswald Hoffer op.cit.

[28] BRET Paul, « La Compagnie financière Nobel-Barbe et la création de la Société Centrale de Dynamite (1868-1896) » in L’aventure de la dynamite au temps d’Alfred Nobel et l’invention de la poudre balistite. Parc forestier de Sevran, colloque 12-10-1996, p.17. Une dynamiterie Nobel est égal. installée en 1873 à Trafaria, près de Lisbonne, par Combemale.

[29] Annuaire Association Anciens Elèves Ecole Arts et Manufactures, 1914, p.343 ; AN, dossier LH/575/44, Frédéric François Joseph Combemale (1876-1916), né 29-9-1876 à Bilbao (Espagne), fils de Frédéric Combemale, directeur dynamiterie de Gadalcano, et de Henriette Marie Françoise Hoffer. Chevalier LH 12-4-1916, croix de guerre avec palmes, mort pour la France le 19-4-1916.

[30] Site Internet, José Maria Gonzalez Garcia, Documento de Trabajo 2004, La Industria de explosivos in Espana : UEE (1896-1936).

[31] Internet : Siglo XIX , vasconia.galeon.com/amigos1738765.html ; Internet : 1900-1919. Historia de Galdakao-Galeon ; Internet : Sociedad Anonima espanola de la polvora dinamitica, Encyclopedi Arinamendi, fonds Bernardo Estornes Lasa.

[32] Archives Ville de Paris, 9e, V4A 8881, témoin à l'acte mariage n°1284 du 23-11-1901 de Frédéric Combemale, né à Bilbao, et Claire-Marie-Paule-Yvonne Cretu (1880-1960). Parmi les témoins figure égal. Xavier Hoffer, oncle du marié et frère du premier directeur de la dynamiterie de Paulilles.