L’explosion du 29 mai 1913 à la dynamiterie de Paulilles

 

 

Le 29 mai 1913, jour où se déroule à Paris la première du Sacre du printemps d'Igor Stravinsky, survient une explosion mortelle à la dynamiterie de Paulilles. Tuant une huitaine d’ouvriers et en blessant une vingtaine d’autres, elle concerne la nouvelle dynamiterie édifiée sur le site en 1909 ainsi que d’anciens ateliers. Plus précisément, une série d’explosions en chaîne détruisent les ateliers de fabrication de nitroglycérine et de pétrissage de la dynamite, ayant pour cause une "décomposition spontanée de la nitroglycérine".

Cette catastrophe de grande ampleur fait l’objet d’une vaste couverture médiatique. En relatant les faits et en traduisant l’émotion, la presse nationale effectue le recensement nominatif des tués et des disparus. Le journal L’Illustration publie pour sa part une photographie prise depuis le bateau à vapeur Le Roland, du laboratoire zoolo­gique de Banyuls-sur-Mer, venu en voisin porter secours aux victimes.

Bien visible depuis la Méditerranée, un nuage de fumée s’élève au-dessus des contreforts montagneux, sur lesquels est établi le site industriel de Paulilles. L’explosion a en outre provoqué l’éboulement dans la mer d’une partie du promontoire sur lequel étaient érigés les ateliers. Elle entraîne une suspension durable du travail, qui ne reprend à la dynamiterie que le 22 janvier 1914.

E. PRACA

 

DOCUMENTS

Journal L’Illustration du 7-6-1913

 

Photographie de presse

1 et 2 : casemates et pavillon de la nouvelle dynamiterie - ancienne dynamiterie, le tout détruit par l'explosion ;

3 : château d'eau - 4 : forge, machine à vapeur, séchoirs, ateliers divers - 5 : maisons ouvrières, laboratoire.

 

■ L’explosion d’une dynamiterie

« Il y a quelques jours, le 29 mai dernier, vers 7 h. 15 du matin, une formidable explosion anéantissait plu­sieurs des bâtiments de l'usine de dynamite de Paulilles, à 3 kilomètres de Port-Vendres, et faisait de nombreuses victimes, dont six morts et une vingtaine de blessés.

Une première explosion, dont les causes n'ont encore pu être nettement établies, s'est produite dans la dyna­miterie proprement dite, à l'atelier où l'on traite la glycérine à l'aide des acides afin de la nitrer. Elle fut suivie de plusieurs autres, qui firent sauter successive­ment les ateliers de filtrage et de pétrissage.

Ces détonations étaient entendues à 30 kilomètres à la ronde, tandis que les alentours étaient ravagés par une véritable pluie de mitraille. Parmi les malheureux ouvriers qui n'avaient pas eu le temps de fuir, plusieurs furent littéralement déchiquetés. L'agent de l'Etat, M. Jouvena, qui se trouvait dans la partie sinistrée, fut découvert dans les décombres, parmi les morts.

Les premiers secours avaient été organisés par le per­sonnel de l'usine, dont les autres bâtiments, très espacés, n'ont pas souffert, par des habitants de Port-Vendres, ayant à leur tête le maire, et par les infirmiers de la 16e section, casernée à Port-Vendres. Longtemps flotta au-dessus des bâtiments sinistrés un panache de fumée noire dont la photographie, prise aussitôt après l'explo­sion, à bord du vapeur Roland, du laboratoire zoolo­gique de Banyuls, par M. Albert Valat, et communiquée par M. Jean Arland, nous donne l'immédiate vision. »

 

Journal L’Humanité - 30-5-1913

 

Une explosion de nitroglycérine fait trois morts et dix blessés - Trois hommes ont disparu.

« Port-Vendres, 29 mai. Un effroyable accident s'est produit ce matin à la fabrique de nitroglycérine de Paulilles, située à trois kilomètres de notre ville.

Une série d'explosions ont eu lieu qui ont provoqué l'écroulement d'une partie des ateliers et occasionné la mort de plusieurs employés. Il y a en outre des disparus et de nombreux blessés.

La première des explosions a été constatée à sept heures trente, dans l'atelier de nitrification, à l'appareil servant à la fabrication de la nitroglycérine.

Cette explosion en a déterminé deux autres à cinq secondes d'intervalle, dans deux autres ateliers situés à quelques mètres de l'atelier de nitrification, c'est-à-dire à l'atelier de filtrage et à celui de pétris- sage, où un nombreux personnel est occupé.

L'explosion a été terrible. Plusieurs ouvriers ont été déchiquetés et les débris projetés dans la mer à plusieurs centaines de mètres.

Un éboulement s'est produit sur une partie de la colline.

Parmi les morts, on signale M. Poch, ouvrier, originaire de Banyuls-sur-Mer, père de sept enfants. Parmi les blessés le plus grièvement atteints on cite MM. Bonnet fils, de Cosprons, Verdier, habitant l'usine de Paulilles, Puig, de Banyuls-sur-Mer, Issarni, de Banyuls, Dunyach, de Port-Vendres.

Les premiers secours ont été organisés par le personnel de l'usine, ensuite par une partie de la population de Port-Vendres, à la tête de laquelle se trouvaient M. Forgas, maire, et les membres de la municipalité, les infirmiers de la 16e section de Port-Vendres et les soldats de l'artillerie coloniale de Port-Vendres.
Les blessés grièvement atteints ont été transportés à l'hôpital Saint-Jean, à Perpignan. Dès la première minute, le vapeur Le Rolland, s'est rendu à Paulilles pour porter secours.
Les recherches ont été commencées par une compagnie de soldats du détachement d'artillerie coloniale de Port-Vendres et par une partie du personnel de l'usine.
Trois cadavres ont été retrouvés, dont deux à moitié carbonisés. L'explosion en effet a déterminé un incendie dans l'atelier dé pétrissage.

La panique et l'affolement

Port-Vendres, 29 mai. Personne parmi les témoins n'est capable d'établir les causes ni de définir les circonstances de l'accident. L'affolement dans le personnel est tel qu'il n'est pas possible d'obtenir la moindre précision à cet égard. «Nous avons entendu une formidable explosion, disent ces témoins. Nous avons fui épouvantés. Nous ne savons rien de plus ».

Deux ouvriers qui ont échappé à l'explosion, MM. Issarni, et Dunyach, affirment que le nombre des victimes est plus élevé que celui qui a été indiqué d'abord.
Pour eux, les disparus ont dû être projetés dans la mer à plusieurs centaines de mètres, car le bâtiment dans lequel s'est produite l’explosion est situé sur une colline surplombant la mer.

Les ouvriers Issarni et Dunyach étaient sous les décombres. Ils eurent mille peines à se dégager. Ils croient que les cadavres déchiquetés ou calcinés d'autres ouvriers seront retrouvés.

Des femmes et des enfants accourent de toutes parts afin de s'informer de tel ou tel de leurs parents qui étaient employés à l'usine. C'est tout le long de la route une longue théorie de pauvres gens éplorés. L'affluence a été si grandie qu'on a dû fermer les portes de l'usine qui avait été envahie par ces nombreuses familles à la recherche d'un des leurs. L'anxiété devient de plus en plus grande à propos des disparus.

Le nombre officiel des victimes est à l'heure actuelle de six, trois morts et trois disparus.  Le nombre des blessés est très élevé. L'enquête préliminaire aurait établi que l'explosion est due à une décomposition spontanée de la nitroglycérine.


Les effets de l'explosion

Port-Vendres, 29 mai. L'explosion de Port-Vendres a été entendue à une distance de trente kilomètres elle a causé des dégâts jusqu'à Port-Vendres même, où des maisons particulières ont eu leurs vitres brisées. Le bâtiment où l'explosion s'est produite a été détruit, on a retrouvé dans la mer des débris humains projetés par la déflagration. Disparus Emile Jouvence, soixante ans agent des poudres et salpêtres de l'Etat, Jean Surroca, cinquante-quatre ans, Antoine Nomdedeu, trente-cinq ans, ouvriers.

Le préfet des Pyrénées-Orientales et le parquet de Céret se sont rendus sur les lieux. Le préfet a distribué des secours aux familles des victimes qui habitent les villages environnants ».

 

Journal La Presse - 30-5-1913

 

La catastrophe de Port-Vendres : nombreuses victimes - Formidables explosions dans une usine – Trois machines servant à la fabrication de la dynamite explosent à Paulilles. Plusieurs morts – Nombreux blessés

« L’Agence Fournier » communiquait ce matin la dépêche suivante qu'elle venait de recevoir de Perpignan : Perpignan, 29 mai. - Ce matin, vers huit heures, trois explosions successives ont retenti, venant de la direction des usines de la Société générale pour la fabrication de la dynamite et de produits chimiques de Paulilles, près de Port-Vendres, arrondissement de Céret.

Ces explosions ont été fort distinctement entendues à Perpignan, ce qui donnerait à craindre qu'il ne s'agisse d'une catastrophe. Peu après des détails nous parvenaient sur cette effroyable catastrophe.

La violence de 1'explosion a été telle que les cadavres ont été littéralement déchiquetés et les débris projetés à la mer ou à plusieurs centaines de mètres du lieu de l'accident.

Les restes des victimes que l'on a pu recueillir ont été déposés dans un fourgon régimentaire et transportés à l'hôpital Saint-Jean, à Perpignan.

Le préfet des Pyrénées-Orientales, M. Emery, le sous-préfet de Céret, le parquet sont partis sur les lieux de l'accident pour procéder aux premières constatations et à l’enquête.

Nouveaux détails

Port-Vendres, 29 mai. C'est ce matin, 7 h. 1/2, qu'une explosion s'est produite dans une fabrique de dynamite et de produits chimiques située à 3 kilomètres de Port-Vendres. Presque aussitôt, deux autres explosions étaient entendues de la ville. L'appareil servant à la fabrication de la nitroglycérine et les appareils de filtrage et de pétrissage venaient de sauter successivement. Ces appareils contenaient, dit-on, 2.000 kilogrammes de matières explosibles.

Port-Vendres, 29 mai. L'explosion de Port-Vendres a été entendue à une distance de trente kilomètres ; elle a causé des dégâts jusqu'à Port-Vendres même, où des maisons particulières ont eu leurs vitres brisées. Le bâtiment où l'explosion s'est produite a été détruit ; on a retrouvé dans la mer des débris humains projetés par la déflagration.

Les secours

Les secours ont été organisés par le maire et la population de Port-Vendres, et par un détachement d'artillerie coloniale qui est employé au déblaiement.

Les victimes

Perpignan, 29 mai. - Voici la liste des victimes de l'explosion de Paulilles : Joseph Poch, 48 ans, Bonnet Vincent, 47 ans, Aspart André, 54 ans, ouvriers nitreurs, sont morts. Emile Jouvence, 60 ans, agent des poudres et salpêtres de l'Etat, Jean Surroca, 54 ans, Antoine Nomdedeu, 35 ans, ouvriers, ont disparu. Le nombre des blessés est assez élevé : un d'eux, nommé Verbier Frédéric, 57 ans, est dans un état désespéré. Les morts ont été trouvés sous les décombres, deux d'entre eux étaient carbonisés. Les ouvriers dont les corps n'ont pas encore été retrouvés ont été projetés dans la mer que surplombaient les ateliers détruits.

Les recherches continuent

Port-Vendres, 29 mai. On continue à rechercher les victimes de l'explosion. Le vapeur Le Roland, du laboratoire zoologique de Banyuls-sur-Mer, sonde la baie de Paulilles pour rechercher les cadavres projetés en mer. Le préfet des Pyrénées-Orientales a distribué des secours aux familles des victimes qui habitent les villages environnants ».

 

Journal La Presse - 31-5-1913 

 

■ Liste des victimes.

« Perpignan, 30 mai. Voici la liste officielle des victimes de la catastrophe de Paulilles. Morts : Joseph Poch[1], né en janvier 1861 ; Vincent Bonnet père, né en avril 1861.

Disparus : Jouvence, âgé de 58 ans, agent aux poudres et salpêtres, fonctionnaire de l'Etat ; André Aspart, né en avril 1838 : Jean Surroca, né en janvier 1868 ; Antoine Nomdedeu, né en février 1878.

Blessés : Frédéric Verbier, né en janvier 1856, contremaître nitreur, maxillaire écrasé. Son état est très grave. Bonnet fils, blessures aux jambes, contusions multiples. Etat grave. Issarni, blessure au front, contusions multiples. Son état ne présente pas de gravité. Joseph Dunyach, blessure à l'œil droit, contusions multiples, sans gravité apparente. Pouig Laure, contusions multiples.

La cause de la catastrophe est due à la décomposition spontanée de la nitroglycérine avec dégagement de gaz. Les travaux de déblaiement de l'usine se sont poursuivis ce matin. Les recherches effectuées pour retrouver les des ouvriers disparus sont restées infructueuses.
L'état des blessés reste grave ».

 

Journal Le Petit Parisien - 30-5-1913

 

 Violente Explosion dans une usine de dynamite – Trois appareils sautent à cinq secondes d’intervalle - Trois morts, trois disparus, nombreux blessés

« Port-Vendres, 29 mai. Un terrible accident s’est produit ce matin, à l’usine de dynamite de Paulilles, près de Port-Vendres. Un appareil servant à la fabrication de la nitro-glycérine a fait explosion.

Cette explosion fut suivie de deux autres, à cinq secondes d’intervalle. Deux autres appareils avaient sauté, tuant plusieurs ouvriers, en blessant d’autres et causant des dégâts matériels considérables.

Les explosions furent entendues de trente kilomètres à la ronde. A Port-vendres, elles causèrent un émoi considérable, car presque aussitôt le bruit se répandait en ville que l’usine de Paulilles venait de sauter et que de nombreux ouvriers avaient trouvé la mort dans la catastrophe.

Le désastre est moins considérable que ne donnaient à supposer les premiers renseignements mais il n’en est pas moins grand, puisque, en dehors des dégâts matériels, six ouvriers ont, très vraisemblablement, trouvé la mort et de nombreux autres ont été blessés.

A l'usine de Paulilles

L'usine de Paulilles, qui occupe un nombreux personnel, s'étage sur les premiers contreforts des Pyrénées, au bord de la mer, à trois kilomètres de Port-Vendres.

Lorsque j'arrive Sur les lieux, l’émotion est considérable dans cette importante agglomération ouvrière qu'est Paulilles. Des femmes, des vieillards, des enfants ont pénétré dans l'usine, et chacun d'eux se lamente, implorant des nouvelles que l'on ne peut malheureusement lui donner.

Déjà sur les routes de Collioure, de Banyuls, de Port-Vendres, de longues théories de gens accourent et l'affluence est telle que l'on a du taire fermer les portes de l'usine. C'est à 7 h. 30 que la première explosion s'est produite dans l'atelier de nitrification. L'appareil servant à la fabrication de la nitro-glycérine venait de sauter.

A un intervalle de cinq secondes à peine deux autres explosions se produisaient dans les ateliers voisins de filtrage et de pétrissage où de nombreux ouvriers étaient occupés.
L'atelier de nitrification était situé à l'une des extrémités de l'usine sur une colline située à trois cents mètres environ de la mer. L'explosion fut d'une violence extraordinaire. Des ouvriers, qui se trouvaient à proximité de l'appareil, furent littéralement déchiquetés et projetés à la mer au milieu de nombreux débris de toutes sortes.

En même temps se produisait un éboulement d'une partie de la colline, sur laquelle étaient édifiés les ateliers. De nombreux ouvriers se trouvèrent, de ce fait, ensevelis sous un amas de décombres considérable. Les deux autres explosions firent, en outre, des victimes et causèrent de gros dégâts dans cette partie de l'usine.

Les premiers secours furent organisés par le personnel de l'usine, les populations environnantes, de nombreux habitants de Port-Vendres accourus dès la première heure sur les lieux, et les soldats d'artillerie coloniale.

Le vapeur Rolland, du laboratoire de Banyuls vint également accoster près de l'usine, pour secourir les blessés.

Dès leur arrivée, les soldats coloniaux procédèrent au déblaiement et, dans la matinée trois cadavres étaient retrouvés dans les décombres ; deux des corps étaient presque entièrement carbonisés.

Non loin de là, des blessés étaient dégagés, tandis que d'autres soldats et ouvriers combattaient un commencement d'incendie qui s'était déclaré dans les décombres de l'atelier de pétrissage.

Au fur et à mesure de leur découverte, les blessés sont transportés à l'infirmerie de
l'usine, où des voitures d'ambulances viendront les prendre pour les conduire à
l'hôpital.

Les victimes

A l'heure actuelle, on compte trois morts et trois disparus. Les morts sont Joseph Poch, quarante-huit ans, ouvrier nitreur, père de sept enfants Vincent Bonnet, quarante-huit ans, ouvrier nitreur, André Aspart, quarante-neuf ans, contremaître nitreur.

Ont disparu Emile Jouvence, cinquante-huit ans, agent des poudres et salpêtres de l'Etat, Jean Surroca, cinquante-cinq ans, ouvrier nitreur, Antoine Nomdedeu, trente-cinq ans, également ouvrier nitreur.

Le nombre des blessés est très élevé voici les noms de ceux qui paraissent le plus grièvement atteints Frédéric Verdier, cinquante-huit ans, contremaître mineur. Etat désespéré Bonnet fils, Pouig Laure, Issarni et Dunyach. J'ai pu m'entretenir avec MM. Issarni et Dunyach, qui m'ont déclaré qu'à leur avis le nombre des victimes doit être plus élevé que celui qui nous a été communiqué, car plusieurs de leurs camarades ont dû être, croient-ils, projetés à la mer avec les débris des matériaux. Ils croient, en outre, qu'on retirera encore des décombres de nombreux blessés.

Les causes

Aucune des nombreuses personnes que j'ai interrogées sur les causes de l'explosion n'a pu me donner à ce sujet de renseignement précis. Il en est de même des circonstances dans lesquelles se produisit l'explosion, tant a été grand l'affolement parmi le personnel.

Nous avons entendu une formidable explosion, disent les témoins, nous avons fui épouvantés, nous ne savons rien de plus.

Sont arrivés sur les lieux le préfet des Pyrénées-Orientales et les magistrats du parquet de Céret, qui ont procédé une Des premières constatations, il semble résulter que l'explosion été provoquée par la décomposition spontanée de la nitroglycérine ».

 

Journal La Gazette du village, 1913

 

■ « Terrible explosion dans une fabrique de dynamite. Une terrible explosion s'est produite à l'usine de dynamite de Paulilles, située à trois kilomètres et demi de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales). L'appareil servant à la fabrication de la nitroglycérine a sauté au cours d'une opération. Le bruit de l'explosion a été si formidable qu'on l'a entendu à trente kilomètres à la ronde et que des vitres de Port-Vendres ont volé en éclats. Les bâtiments ont été complètement détruits. Trois ouvriers, tous pères de famille, ont été tués ; plusieurs sont grièvement blessés et l'un d'eux a succombé quelques heures après la catastrophe. L'usine va être obligée de fermer ses portes pendant six mois ». (p.356)

 

Journal La Lanterne - 1-6-1913 

 

■ « A Paulilles, les recherches faites pour retrouver les cadavres des quatre disparus sont restées sans résultat. On annonce la mort d'un des blessés, le contremaître nitreur Verbier ; ce décès porterait à sept le nombre des morts, dont quatre non encore retrouvés ».

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POUR EN SAVOIR PLUS

Explosion de 1913

Presse régionale :

PRACA Edwige, Dynamite de Paulilles - Explosion du 29 mai 1913,  Site Amis de Paulilles, Rubrique Risques, section Accidents/Grèves.

Explosion de 1914 :

PRACA Edwige, L'explosion du 3 mars 1914 à la dynamiterie de Paulilles, Site Amis de Paulilles, Rubrique Risques, section Accidents/Grèves.
 
Ensemble des explosions mortelles
 
PRACA Edwige, Paulilles - Dynamite - Accidents mortels - 1877-1958, site Amis de Paulilles, rubrique Risques, section Accidents.


[1] Geneanet mentionne Joseph Poch, fils d’un scieur de long, décédé le 29 mai 1913 à Port-Vendres, époux le 15 octobre 1887 de Catherine Roudou originaire de Port-Vendres (1868-1965), d’où Marguerite Poch (1903-1991), épouse de Anicet Ciprien Daniel Barris (1900-1967), originaire de Catalogne. La date de naissance et le nombre d’enfants sont cependant différents.