Stagnation des eaux sur le site de Paulilles - Vers 1920

 

Au tournant des années 1920, une enquête sur le paludisme menée par le Conseil départemental d’hygiène des Pyrénées-Orientales, indique que sur le site de Paulilles, les eaux stagnantes sont acides et couvertes d’huile lourde provenant des mâchefers et des appareils de l’usine. Il n’existe pas de gîte de moustiques dans les jardins entourant l’usine. La mare du « Mas Gonthuer » située à 800 mètres de l’usine, est pour sa part riche en anophèles; le pétrolage et le faucardage en seraient difficiles (1). On peut rapprocher ce texte de la description littéraire du site dynamitier faite par Charles Badin, parue en 1929 et confirmant à cette époque la pollution des sols.

A titre d'information et plus justement, le domaine cité en référence appartenait avant la première Guerre Mondiale à Adolphe Gontier, médecin à Marseille, veuf de Marie Bernadi. Ce patronyme a été identifié dans l'acte de vente d'une parcelle faite par ce dernier à la société de Paulilles en 1913. Marie Bernadi était elle-même fille de Vincent Bernadi, cessionnaire du premier terrain composant le site industriel de Paulilles en 1870 (2).

E. PRACA

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NOTES

1 - ADPO, 5M53, Conseil départemental d’hygiène et commissions sanitaires des Pyrénées-Orientales, PV des séances années 1915 à 1920, Perpignan, Imprimerie de l’Indépendant, 1921, p.98-99.

2 - Vente du 17 février 1913, expédition d'acte à la Société Générale pour la Fabrication de la dynamite, aimablement transmis en 2016 par l'AF3P.

POUR EN SAVOIR PLUS

PRACA Edwige, La dynamiterie de Paulilles : texte de Charles Badin en 1929, site Amis de Paulilles, rubrique Patrimoine. 

Les risques de pollution ont été évoqués lors de la conférence suivante :

PRACA Edwige, Paulilles - De l'espace rural à l'usine, Journées du Patrimoine 2018, 16-9-2018, organisée par la Maison de Site de Paulilles.