BANYULS-SUR-MER – JARDINS – 1930

 

 

La dynamiterie de Paulilles est située à proximité de la commune de Banyuls-sur-Mer, sur le rivage méditerranéen, aussi leur végétation est-elle identique. L’extraordinaire douceur du climat de Banyuls-sur-Mer permet en effet aux jardins de s’y développer naturellement, y compris pour la végétation exotique introduite par des botanistes amateurs, connaisseurs de l’espace colonial. La brièveté de l’hiver concourt ainsi à la vivacité de la floraison et à l'épanouissement des espèces communes ou exotiques, facilement qualifiées d’« africaines » dans les années 1930 : ce patrimoine « naturel »  fait de palmiers, d'eucalyptus, de bananiers ou de bambous a été introduit de main d’homme.    

 E. PRACA

 

DOCUMENT

Banyuls-sur-Mer

Climat – Végétation – 1930

 

« De toutes nos stations maritimes, Banyuls a cet avantage d’être la plus méridionale, donc la plus chaude en hiver.

Aussi l’extraordinaire tardivité de l’hiver, toujours très court et parfois nul, laisse jusqu’à mi-janvier les roses magnifiques suspendues aux tonnelles, tandis que dès mi-février, les mimosas se hâtent d’épanouir leurs bouquets délicats. Les héliotropes, les camélias poussent vigoureusement, sans abri en pleine terre.

Aussi bien, sauf en quelques jardins, l’art fait défaut à Banyuls[1], à plus forte raison l’artifice.

La nature fait tous les frais et en de beaux jardins de quelques amateurs, il n’est pas de plante africaine qui ne soit représentée : phoenix variés, eucalyptus, bananiers, bugainwillea, bosquets de bambous dont plusieurs pieds atteignent une hauteur de vingt mètres ».

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BIBLIOGRAPHIE

Article extrait de la revue :

Le grand tourisme, Plages, Villes d’Eaux, n°139, août 1930, 12e année, p.39.


[1] - L’expression signifie qu’il n’est pas nécessaire de cultiver ou d’entretenir les jardins de Banyuls : ils se développent naturellement.