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Article de Léonie Bernardini - 1897

Alfred Nobel

 

« Les magnifiques dotations constituées par le testament d'Alfred Nobel en patrimoine commun à l'humanité pensante, ont mis à l'ordre du jour la figure d'un de ces grands inventeurs en qui s'incarnent par excellence les forces vives du siècle. Rappelons pour mémoire ces dotations auxquelles, sauf deux à trois millions de legs particuliers, est affectée tout entière la fortune du célèbre ingénieur suédois. On évalue celle-ci, après réalisation, d'après les calculs les plus modérés, à un minimum de cinquante millions de francs. Soit un revenu de plus de quinze cent mille francs à partager annuellement en cinq prix internationaux de valeur égale, destinés à récompenser la plus belle découverte : 1° dans les sciences physiques; 2° dans la chimie; 3° dans la médecine et physiologie. Le quatrième prix doit couronner l'oeuvre littéraire, en quelque langue que ce soit, qui se distinguera par les plus hautes tendances idéalistes. Le cinquième enfin est offert à l'effort le plus méritoire et le plus fécond vers la fraternité universelle, la suppression ou la diminution des armées permanentes et l'institution de tribunaux d'arbitrage entre les Etats. Les quatre premiers prix seront attribués par les Académies suédoises, et le cinquième par une délégation de cinq membres nommés à cet effet par le Stortking norvégien. On sait que celui-ci est la seule assemblée politique d'Europe qui ait fait officiellement profession du même Credo pacifique et humanitaire.

Alfred Nobel naquit à Stockholm, le 21 octobre 1833. Son père, Emmanuel Nobel, était un ingénieur de grand mérite et un chercheur obstiné. Ne trouvant pas en Suède, sa patrie, des ressources suffisantes pour sa nombreuse famille, il émigra à Pétersbourg en 1837. Il y fonda, sous la protection de l'empereur Nicolas, une usine métallurgique. Il eut quatre fils, dont Alfred était le troisième, et qui tous marquèrent dans la carrière paternelle. L'aîné, Robert, fut le créateur de l'immense industrie de naphte à Bakou, la « ville de feu », dans la contrée morte, sur les bords de la mer Caspienne, où le pétrole jaillit en sources vives du sol saturé et brûle, inextinguible, au fond des puits embrasés pareils à des bouches d'enfer. L'usine de Pétersbourg, cependant, avait périclité après la mort du czar Nicolas.Emmanuel Nobel se vit contraint de l'abandonner à ses créanciers. Son fils Louis demeura à la tête des affaires. Il réussit à les relever, put régler les dettes paternelles, et édifia rapidement une nouvelle fortune.

Emmanuel Nobel était rentré à Stockholm, à peu près ruiné, en 1859, avec les deux plus jeunes frères, Alfred et Oscar. Il travaillait avec eux à produire une substance explosive supérieure à la poudre et dont il s'occupait depuis longtemps. Ces recherches coûtèrent la vie à Oscar qui périt en 1864, âgé seulement de vingt et un ans, dans l'explosion du laboratoire. Le vieux père en demeura à jamais brisé. Alfred n'en continua pas moins les expériences. Il avait dû établir son laboratoire sur un vieux ponton, au milieu du lac Mélar, la police suédoise ayant interdit ces manipulations dangereuses. Il avait déjà découvert avec son père une huile explosive, la nitro-glycérine ; mais le problème était de donner à celle-ci, peu maniable sous cette forme liquide, une valeur d'application pratique en la fixant. Il parvint en 1867 à la solidifier par le mélange d'une sorte de sable. La dynamite était trouvée. Grâce à elle, Alfred Nobel consommait une des plus importantes révolutions qui se soient opérées dans l'industrie du globe. A cette époque, la fièvre des chemins de fer et des tunnels s'était emparée de l'Europe. L'invention de l'ingénieur suédois perçait les montagnes, faisait sauter les rochers et les péninsules, écartait enfin tous les obstacles devant le passage triomphal de la vapeur reine. II s'enrichit avec une rapidité vertigineuse. Il avait fondé des compagnies de dynamite dans toutes les grandes capitales, Londres, Berlin, Vienne, Pétersbourg, Paris. La concurrence fut rapide et devint immense. Il existe à cette heure plus de cent substances explosives. Mais toutes sont à base de nitro-glycérine et reposent sur la découverte de 1867. Les produits des fabriques Nobel restent encore sans contredit de beaucoup les plus estimés sur le marché européen.

Alfred Nobel était venu se fixer en France (1860). Il avait installé son laboratoire à Sevran, en Seine-et-Oise. Il y travaillait infatigablement à perfectionner ses découvertes, à trouver un explosif plus maniable et de force plus foudroyante encore. Son but était d'en découvrir un d'effet si destructeur que, balayant invinciblement, d'un seul coup, les armées en présence, il rendît par cela même la guerre et ses horreurs désormais impossibles. De tempérament mystique, comme tous les hommes de sa race, il avait fini par se croire marqué d'en haut pour accomplir cette grande tâche et pour terrasser, par sa seule force d'Oedipe divinateur d'énigmes, le monstre qui se repaît de chair et de souffrance humaine, Antéchrist dévorateur dont la Bible annonce les triomphes affreux et la finale défaite.

Il semblait lutter nuit et jour avec le spectre de sa propre responsabilité et se dire avec angoisse que, s'il ne l'achevait pas, son oeuvre peut-être ne serait pas bonne, glaive à deux tranchants fait pour soumettre la Nature à l'homme et qui se tournait à l'anéantir lui-même. Qu'on ne s'étonne donc pas, ainsi qu'on l'a fait, si tout ce qu'on nomme plaisir semblait être pour lui comme s'il n'était pas, et s'il paraissait sevré du lait des tendresses humaines. On a répété de lui ce mot : « J'ai un caillou à la place du coeur. » Il était pourtant, malgré sa défiance, d'accueil bienveillant et de main largement ouverte. Mais pour cette âme, qui vivait seulement dans l'abstraction, l'indifférence envers chacun n'était que l'équité supérieure qu'elle devait à tous. Détaché des individus, son cœur s'était réfugié dans l'amour de la grande communion humaine.

Il avait pour les hommes le mépris naturel à ceux qui ont beaucoup lutté. Peut-être aussi, à lui qui vivait dans son laboratoire, en face du spectre de son frère, lui semblaient-ils petits. Cette attitude perpétuelle de soldat en face du danger, continuée durant toute une vie, explique peut-être la tension nerveuse, l'indifférence obstinée de son humeur, comme aussi son dédain des honneurs et des hochets vaniteux, — il refusa toujours toute décoration, — et son orgueil secret.

Il avait inventé, après la dynamite, la poudre sans fumée, destinée à changer tout l'art des batailles. Il venait de trouver la balistite, un explosif qu'il disait plus formidable encore que les précédents. Ce cosmopolite parfait, cet international, qui ne voulait être qu'« Européen », avait toujours chéri la France entre toutes les nations pour ce grand rôle humanitaire et précurseur qu'il reconnaissait comme sa mission dans l'histoire. Il écrivit au ministre de la guerre pour lui offrir sa nouvelle découverte. On ne daigna même pas lui répondre. L'administration des poudres et salpêtres lui cherchait en même temps mille difficultés pour ses usines et ses procédés de fabrication, et le préfet de Seine-et-Oise alla jusqu'à le menacer de deux mois de prison pour infraction au règlement sur les explosifs.

Alfred Nobel quitta la France en 1891 avec l'amertume de se dire qu'il en était chassé. Il transporta son laboratoire à San Remo, reçu par l'Italie à bras ouverts, comme l'homme dont la présence seule et l'aide espérée sont déjà une victoire contre l'ennemi. Ses usines de poudre sans fumée furent installées à Duneberg, près de Hambourg, en Italie à Avigliana et à Fonta Liri, et à Bofors, en Suède, où il avait créé d'importantes fonderies de canons et centralisé la fabrication de tous ses produits explosifs. Il intentait vers le même temps au gouvernement de la Grande-Bretagne un procès en contrefaçon de cette même poudre sans fumée, devant les tribunaux anglais. Il fut débouté de sa demande, fondée en légalité stricte, celle-ci devant fléchir devant les intérêts supérieurs de la défense nationale.

Alfred Nobel est mort à San Remo le 10 décembre dernier. Son intention primitive, modifiée par ce qu'il appelait son « expulsion » de notre pays, — encore qu'on le revit souvent en son hôtel de l'avenue Malakoff, — avait été longtemps de laisser à l'Institut de France l'attribution des magnifiques dotations, sans précédent dans le monde entier, fondées par son testament.

Espérons du moins que celles-ci créeront avec une amplitude féconde les grands mouvements qu'il espéra déterminer par elles, et que l'arbre de la Paix et de la Fraternité universelle croîtra un jour et fructifiera sur le tombeau de celui qui reste jusqu'à ce jour pour la postérité l'inventeur de la Dynamite ».

L. BERNARDINI 



[1] MOLINARI E. et QUARTIERI F., Notices sur les explosifs en Italie, Milan, 1911, photographie légendée de A. Nobel.

[2] BERNARDINI Léonie, « Alfred Nobel », in La Revue hebdomadaire, 6e année, t. 2, 1-1897, p. 561-565. Le portrait de Nobel figure dans le Supplément illustré de La Revue hebdomadaire.

[3] PRACA Edwige, Le site de Paulilles à la croisée des chemins de l’histoire internationale et de l’histoire locale (1865-1875), Conservatoire de l’Espace littoral, Région Languedoc-Roussillon, Montpellier, vol. 2, 2002.

[4] Mariage de Caton Emile Bernardini - Marie Albertine Alexandrine Chevalley le 22-4-1827 à Bourges (Cher), 3E1272 : relevés des actes de mariage de Bourges, mise en ligne sur Geneanet par Richard Darnault.

[5] Bernardini Marie Alexandre Emile, né à Phalsbourg le 2-6-1828, fils de Caton Emile Bernardini, 29 ans, doct. en médecine demeurant à Gray, et de Albertine Chevalley, 23 ans : acte naissance in A.N. base Léonore,  Alexandre Bernardini LH/201/5 ; Bernardini Marie Stanislas Léon, né à Phalsbourg le 17 avril 1837, fils de Caton Emile Bernardini, décédé à Phalsbourg le 28-4-1838 et de Marie Salomé Albertine Chevalley, veuve, rentière, domiciliée à Mulhouse : mention in Archives Ville de Paris, V4E 1979, Paris 17e, acte mariage n°390 du 6-9-1860 Léon Bernardini – Pauline Douay.

[6] Sur le détail de la carrière d’Alexandre Bernardini : A.N. base Léonore, LH/201/5.

[7] Bernardini Léon, 23 ans, prof. à l’Ecole professionnelle de Mulhouse : mention in acte mariage Léon Bernardini - Pauline Douay, Archives Ville de Paris, V4E 1979, Paris 17e, 6-9-1860, op.cit.

[8] Archives Ville de Paris, V4E 1979, Paris 17e, acte n°390, 6-9-1860, mariage Marie Stanislas Léon Bernardini, 23 ans, prof. avec Pauline Rose Désirée Douay, 21 ans, née le 1er mars 1839 à Landrecies (Nord), domic. 47 avenue de Clichy à Paris, fille de Joachim Désiré Douay, 64 ans et de Emilie Constance Joseph Leclercq, 52 ans, propriétaires. Contrat Bertrand Maillefer, notaire à Paris le 4-9-1860.

[9] Archives Ville de Paris, V4E 1984, Paris 17e, acte n°1380 du 12-7-1861 : naissance le 11-7-1861 Léonie Pauline Emilie Bernardini, 47 avenue de Clichy à Paris, fille de Léon Bernardini, 24 ans, prof. et de Pauline Douay, demeurant à Quimper. Léonie Bernardini est née en 1861 et non en 1868 comme parfois mentionné en ligne.

[10] Ex : Achives Ville Paris V4E 3168, acte n°556, 11-8-1875 Paris 6e,  mariage Lucie Douay, fille d’Edmond Douay, « homme de lettres » et de Anne Gaillard (dom. inconnu), avec Ernest Froger (1848-1926), prof. à Blois, fils d’Alexis Froger, « artiste ». Travaux d’Edmond Douay : occurrences sur Internet. Son frère Amédée Douay, prof. dom. 76 rue de Clichy, épouse le 13-10-1860 Paris 9e, Blin Juliette. Témoin au mariage : François-Louis Lanfant, artiste lorrain, in Archives Ville Paris V4E 961, acte mariage n°913 ; divorce 20-7-1887 Paris 9e.

[11] Rapprochements sur Geneanet : cf. arbres généalogiques par Sylvestre Poulain, pseudo Sylvestrep, sur les branches Douay.

[12] Carrière d’Alexandre Bernardini : A.N. base Léonore, LH/201/5 ; ég. Etude sur l’enseignement professionnel, Roubaix, impr. A. Lesguillon, rue du Vieil Abreuvoir, 1876 : étude bien documentée sur les enjeux économiques et les programmes de l’enseignement professionnel, présentant entre autres l’Ecole professionnelle de Rouen.

[13] Peinture de sa jeunesse dans article romancé : L. BERNARDINI, « Beaux jours », La Revue hebdomadaire, 1892, p.321, 585, 641 et sq.

[14] Article « Madame Bernardini-Sjoestedt », paru en suédois dans la revue IDUN, 13 août 1911.

[15] ODÉN Klas Gustav, Biografiska anteckningar om Studerante Östgötar i Uppsala 1895-1900, 1902, notice L6918 p.712 en suédois : Erik Valentin Sjöstedt, né à Lund en 1866, fils de Adolf Valentin S. (1833-1908) et de Augusta Nilsson, marié en 1892 à Léonie Bernardini. Date de mariage à vérifier. Décédé à Paris le 25 février 1929, à la survivance de son épouse : cf. annonces dans les journaux parisiens.

[16] Nombreuses occurrences en ligne, dont La littérature scandinave (1894), Pages suédoises, essai sur la psychologie d’une terre et d’un peuple (1908), La révision des valeurs de la femme (1911), Lettre ouverte à mes amis neutres. Ce que nous pensons de l’Allemagne en France (1916), etc. L. BERNARDINI publie égal. sous le pseudonyme de « Bernard DOUAY » selon Paris-Hachette, Annuaire complet, administratif et mondain, 1910, ex : L’adversaire, roman, Flammarion, 1900, ou « Une Opinion de M. Bjornson sur la France » ; elle publie égal. sous le pseudonyme de « Gwen ».

[17] Erik Sjöstedt : étudiant à Linköping puis à l’université d’Uppsala 1883-1887, journaliste correspondant à Paris du Dagens Nyheter à compter de 1888, du Journal du Commerce, de l’Agence de la Baltique etc., résidant à Paris jusqu’à son décès en 1929.

[18] A.N., base Léonore, doss. patronyme Sjotedt, 19800035/750/85079. Chevalier LH le 18-1-1905, officier en 1909, commandeur le 5-11-1920.

[19] A.N. base Léonore, LH/201/5 op.cit.

[20] Geneanet, généalogie Douay, par Sylvestre Poulain, pseudo Sylvestrep.

[21] Geneanet, cf. notes généalogie Douay, par Sylvestre Poulain, pseudo Sylvestrep : E. Froger entre dans la Marine en 1876, gouverneur de Diego-Suarez ; Ernest-Emmanuel Froger, La Question sociale et la colonisation, conférence faite à la Société philomathique, 8-2-1886.

 

BIBLIOGRAPHIE

BERNARDINI Léonie, "Alfred Nobel", in La Revue hebdomadaire, 6e année, t. 2, janvier 1897, p. 561-565. 

POUR EN SAVOIR PLUS

BATTAIL Marianne, BATTAIL Jean-François, Une amitié millénaire : les relations entre la France et la Suède à travers les âges, éd. Beauchesne, 1993, p.19 et suivantes. 

PRACA E., Alfred Nobel - Notice de l'Année scientifique - 1897, Site Amis de Paulilles, rubrique Etudes.