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EXPOSITION

A voir : "SCHLEBUSCH – Dynamiterie – Panneau d’exposition n°4 - 2016" - Cf. rubrique Patrimoine


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Nouvel article à lire : "Schlebusch - Dynamiterie - 1921" - Cf. rubrique Patrimoine.


PLACAGE DES METAUX

A lire : "Paulilles - Placage des métaux par explosifs - 1988" - Cf. Rubrique Productions.


USINE de SEPTEMES

A lire : "Usine de Septèmes - Produits chimiques - 1889" - Cf. Rubrique Productions.


EXPOSITION - LES JARDINS

Exposition "Les jardins de Paulilles" - A visiter du 21 juillet au 16 octobre 2017 - Maison du Site de Paulilles, 66660 Port-Vendres.


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Explosion du fort de Larmont - Jura - Le Journal illustré - 4-2-1877

 

En janvier 1877 a lieu une explosion au fort de Larmont dans l’Ain, impliquant la Société Générale pour la Fabrication de la Dynamite, propriétaire de la dynamiterie de Paulilles (Pyrénées-Orientales). Après négociations avec l’Etat, celle-ci a racheté un stock d’explosifs de contrebande saisi à la frontière suisse et déposé par l’autorité militaire au fort de Larmont, près de Pontarlier. La société s’engage à débarrasser le fort de cette encombrante matière et, après l’avoir descendue des hauteurs de la caserne, à l’acheminer par voie de terre.

La direction des travaux est confiée à Delyon, spécialiste délégué par la Société Générale pour la Fabrication de la Dynamite. Celui-ci est chargé de transborder la matière initialement contenue dans 12 tonneaux de 250 kilos, dans des sacs en caoutchouc afin d’en assurer ensuite le transport. Il ne s’agit pas de dynamite telle que celle fabriquée sur le site industriel de Paulilles, mais plus exactement de mataziette, matière approchante, également imbibée de nitroglycérine. Au moment de sa saisie et de son ascension vers le fort en octobre 1876, un suitement s'est produit lors des manipulations, puis au tournant de l’hiver 1876-1877, la majeure partie du contenu a gelé dans les barils, accroissant les risques d’explosion.

En janvier 1877, les conditions d’exécution du contrat apparaissent donc précaires et de fait, au quatrième jour de transvasement, se produit l’explosion mortelle du fort de Larmont, dans laquelle sont tués Delyon, une série de civils et de militaires présents sur les lieux. Cette catastrophe du 18 janvier 1877 est relayée par la presse : sont transcrits ici deux articles du Journal de l’Ain, le premier présentant l’exposé des faits et donnant une liste de victimes, le second résumant le rapport de Louis Roux, directeur de la Société  Générale pour la Fabrication  de la Dynamite.

Responsabilités et indemnisations

Rapidement et en l'absence de législation du travail, l'accident pose la question des responsabilités et des indemnisations. Le conseil d’administration de la société Nobel considérant qu’il n’a pas autorisé cet achat effectué « sur l'insistance de l'administration des contributions directes », fait porter la responsabilité civile de l’accident, soit à l'autorité militaire auteur du dépôt initial, soit à l'administration[1].

Louis Roux demande en faveur de la veuve Delyon, en accord avec l'administration des contributions directes, un bureau de tabac d'un revenu supérieur à 1 000 francs par an. Dans cette attente, elle recevrait un secours de 100 francs par mois[2], puis il propose de lui confier un emploi de concierge[3]. En mai 1877, l'administration des contributions confirme finalement que l'accident de transport ne sera pas à la charge de la société. Les veuves Delyon et Mourot obtiendraient chacune un débit de tabac[4].

A Stockholm, les archives d'Alfred Nobel confirment que la société de Paulilles verse une indemnité à la veuve Delyon jusqu'à obtention d'un débit de tabac [5]. Quant au fabricant de mataziette, Jean-Baptiste Biet, il est tout d’abord condamné par défaut par le tribunal de Pontarlier à trois ans d'emprisonnement et une amende de 30 000 francs puis sa peine est réduite à un an d'emprisonnement et 2 000 fr. d'amende.

E. PRACA

 

DOCUMENT

Journal de l’Ain - 22-01-1877

Chronique régionale

 

« Une explosion a eu lieu le 18 janvier au fort du Larmont, près de Pontarlier.

Voici quelques détails que nous recevons sur cette explosion :

« Au mois d'octobre dernier, 3024 kilogrammes de dynamite venant de Suisse avaient été saisis par la douane à la gare de Pontarlier, et déposés provisoirement, après une expertise, au fort du Larmont. Ces dynamites, contenues dans douze tonneaux, avaient été installées au premier étage de la caserne du fort. L'administration des contributions indirectes les avait vendues tout récemment à la société générale titulaire du monopole de la fabrication de la dynamite[1]. Cette société avait envoyé à Pontarlier un agent spécial pour procéder à l'enlèvement, en prenant toutes les précautions prescrites par les instructions ministérielles, c'est-à-dire en évitant tout choc ou frottement, en garnissant les planchers de sciure de bois avant de commencer l'opération, qui devait être faite par des hommes chaussés et gantés de caoutchouc. La dynamite elle-même devait être transvasée des tonneaux dans des sacs en caoutchouc.

« Toutes ces précautions avaient été observées, et l'opération se continuait depuis lundi dernier sans encombre, lorsque jeudi à quatre heures et demie de l'après-midi, l'agent de la société générale quitta la caserne pendant un instant pour aller jusqu'au poste où se trouvaient en ce moment quatre hommes. Cinq ouvriers travaillaient dans l'intérieur de la caserne. A peine arrivé à l'entrée du poste, l'agent de la société entendit un crépitement précurseur de l'explosion : il se retourna du côté des hommes de garde en leur criant : « Couchez-vous !... nous sommes perdus! » Au même instant, il recevait dans le dos une masse de pierre projetée par l'explosion et mourait peu après.

« Les hommes du poste furent tous blessés, mais un seul d'entre eux le fut grièvement. Quant aux ouvriers de la caserne, ils ont tous disparu. On a retrouvé deux cadavres à demi consumés ; les autres sont probablement sous les décombres.

« Fort heureusement, personne ne se trouvait sur la route au moment de l'explosion, et un train de chemin de fer qui était en vue a pu s'arrêter à temps. Une femme de La Cluse raconte qu'au moment de l'explosion, elle a vu la caserne s'enlever d'un seul bloc et retomber en morceaux sur les pentes de Larmont.

« Par un hasard providentiel, la poudrière contiguë à la caserne, et qui contient 5,000 kilos de poudre et de nombreux projectiles chargés, n'a pas sauté; un pan de mur qui s'est abattu sur la porte d'entrée et qui l'a fermée a protégé la poudrière.

« A la première nouvelle du sinistre, M. le général de division, M. le préfet du Doubs, M. le général Gresset, et les directeurs du génie et de l'artillerie se sont transportés sur les lieux du désastre.

M. le préfet a visité les familles des victimes de l'accident et a distribué aux plus nécessiteuses un somme de 500 fr. que M. le Ministre de l'intérieur avait mise à sa disposition par le télégraphe.

Voici les noms de toutes les victimes :

Civils morts

Delyon, agent de la société de dynamites de Paris ; Girard, Léon, de Pontarlier ; 34 ans. Vuillaume, Arsène, de Pontarlier, 40 ans ; Mathey, Victor, de La Cluse, 17 ans ; Faivre, Constant, id., 20 ans ; Mourot, Joseph, id., 54 ans. 

Militaires blessés

Milon, caporal ; Chopy, Martin, Chalon, soldats au 60e de ligne.

« Nous empruntons le passage suivant au rapport de M. Roux, ingénieur en chef des poudres, sur l'explosion du fort Larmont :

« Le corps explosif qui a causé l'accident est connu sous le nom de « matasiette. » Si dans quelques récits on l'a nommée dynamite, c'est parce que le mélange contient une assez forte proportion de nitroglycérine.

« Cette substance se rapproche plutôt par sa composition, de ce que l'on nomme en Autriche le rhexitde Diller. Elle y est considérée comme dangereuse, et les chemins de fer refusent de la recevoir, tandis qu'ils transportent depuis fort longtemps la dynamite dans les mêmes conditions que la poudre.

« C'était, par le fait, le contraire en France. Les chemins de fer qui refusent la dynamite[2] transportaient couramment la matasiette, même dans les trains de voyageurs, sans s'en douter, il est vrai.

« C'est ainsi que celle dont il s'agit est arrivée dans le courant d'octobre à la gare de Pontarlier par un train mixte venant de Suisse. Elle était emballée d'une manière déplorable, mise simplement à même dans d'anciens fûts à pétrole, cerclés en fer et pesant 250 kilos.

« Les douze barils qui formaient l'expédition furent reçus et traités sans ménagement. Le préposé de la douane, en ayant retiré un échantillon avec la sonde, le fit brûler sur l'un des barils ; on frémit en pensant au danger qu'ont couru ce jour-là la gare et la ville de Pontarlier. Néanmoins il ne se produisit aucun accident, et l'autorité militaire, informée de la nature de ce produit, fit amener les douze barils au fort de Larmont Il était difficile de trouver un emplacement plus défavorable.

« La température était, à cette époque, assez élevée. Les barils, échauffés et ayant eu à supporter la rude ascension du fort, commencèrent à suinter, et bientôt le plancher environnant fut littéralement inondé de nitroglycérine. Cependant, il fallait évacuer la caserne, et personne n'osait toucher à ces barils ; comment en effet retirer de là et charger des barils pesant 250 kilogrammes et cerclés en fer ?

« Après trois mois d'hésitations on prit le seul parti qui paraissait praticable : transvaser sur place la matière dans des sacs imperméables qui devraient être ensuite emballés dans des caisses légères avec de la sciure de bois. Dès lors plus rien à craindre, la matière pouvait être facilement emportée au loin sans danger. Un contremaître spécial fut envoyé de Paris pour diriger cette opération, emportant avec lui les sacs en caoutchouc nécessaires et un grand tapis de même étoffe pour recouvrir le plancher.

«  L'opération commencée le 15 janvier, s'était prolongée pendant quatre jours entiers sans incident, et, grâce aux précautions minutieuses qu'il avait adoptées, le sieur Delyon, qui la dirigeait, paraissait, au dire des témoins, assuré du succès. Elle marchait, du reste, avec une certaine lenteur ; aidé d'abord de trois ouvriers, puis de cinq, il n'avait, en quatre jours, vidé que six barils ; la matière, gelée, s'était durcie par le froid, et comme il fallait éviter toute espèce de choc, elle était en quelque sorte émiettée à la main et mise en miettes plus ou moins dures dans les sacs.

« Comment, à la fin quatrième jour, l'explosion s'était-elle produite? C'est ce qu'il est impossible de savoir, et l'on en est réduit aux conjectures les plus vagues. Elle ne s'est certainement pas produite au moment le plus difficile de l'opération qui était incontestablement l'ouverture des barils ; il est encore extrêmement probable que le travail était terminé. Ce qui semble le prouver, c'est qu'un des ouvriers tués a été retrouvé ayant déjà quitté les sandales de précaution pour reprendre ses souliers.

« Les dégâts matériels, quoique assez importants, ne correspondent pas à une explosion aussi formidable que l'eût été celle de 3,000 kilogr. de cette matière. La caserne et le corps de garde seuls ont été détruits, le restant du fort n'a pas souffert. II est très probable que ce qui avait été mis dans les sacs n'est point parti et se trouve aujourd'hui enfoui sous les décombres, à moins que les sacs n'aient été projetés et enflammés en tout ou partie par l'explosion.

« Quoi qu'il en soit, il est à craindre qu'une partie de la matière ne soit encore sous les décombres, et le déblaiement ne peut se faire qu'avec de très grandes précautions. »

 

DOCUMENT

Extrait - 26-11-1887

 

« La veuve Deslions a obtenu un bureau de tabac à Argenteuil, dont le produit est suffisant à ses besoins ; cette circonstance entraînera la suppression de la pension qui lui était servie par la Société ».

 _____________________________________

 

SOURCES

Archives Nationales de Suède, Stockholm, Correspondance Alfred Nobel, Société Générale pour la Fabrication de la Dynamite, Conseil d’Administration, 26-11-1887.

NOTES

[1] Archives de la société, CA 26-1-1877.

[2] Archives de la société, CA 14-3-1877.

[3] Archives de la société, CA 12-4-1877.

[4] Selon AC Perpignan, L’Indépendant n°62 du 14-4-1878, les candidats aux débits de tabacs font l’objet d’une classification particulière : y sont admis d’anciens militaires ou fonctionnaires ou leurs veuves et enfants sous certaines conditions, ou des personnes ayant accompli dans un intérêt public des actes de courage et de dévouement. 

[5] Archives Nationales de Suède, Stockholm, archives d'Alfred Nobel.