Personnel affecté à la Défense passive de l’usine de Paulilles

Personnel affecté à la Défense passive de l’usine de Paulilles

 

Cahier "Défense passive" de Paulilles - Col. part. 

 

Quel est le volume de main-d'oeuvre à la dynamiterie de Paulilles au début de la Seconde Guerre Mondiale ? Durant le premier semestre de 1939, ce volume mensuel de main-d’oeuvre s’élève à 210 personnes. La moyenne est de 178 ouvriers dont 115 hommes et 63 femmes, auxquels s’ajoutent 32 employés, dont 30 hommes et 2 femmes. En août 1940, le volume de la main-d’oeuvre s’élève à 247 personnes. Il comprend 213 ouvriers dont 135 hommes et 78 femmes, auxquels s’ajoutent 34 employés, dont 32 hommes et 2 femmes.

Les ouvriers mobilisés ont été remplacés au début de la guerre. A l’armistice, les démobilisés ont été repris et ceux qui avaient été embauchés pour les remplacer n’ont pas été renvoyés, ce qui explique l’augmentation de la main-d’œuvre de 1939 à 1940.

Au sein de ce personnel, certains sont affectés à la défense passive de l'usine. Cette liste de personnel affecté  à la Défense passive lors de la Seconde Guerre Mondiale a été reconstituée sur la base du cahier « Défense Passive », figurant parmi les archives privées de l’entreprise. Mise à disposition des « Anciens de Paulilles » et de leurs descendants, elle est susceptible d’être étoffée : pour tous renseignements ou compléments d’information à apporter, consulter la rubrique « Contacts » du site Amis de Paulilles, ainsi que les listes de personnel.

Un article complémentaire intitulé « Abris et tranchées de la Défense passive à Paulilles », se rapportant à l'organisation matérielle de la défense passive, également consultable, figure par ailleurs dans la rubrique « Patrimoine » de ce site. 

E. PRACA

 

DOCUMENT

Cahier « Défense Passive »

Classement du personnel par services

 

Variot Félix : directeur de l’usine de Paulilles, chef du service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive, mentionné remplacé par Malé. Il est également chef du service de la protection contre les gaz, mentionné remplacé par Oms. Il est aussi chef du service sanitaire, mentionné remplacé par Herman.

 

Permanence en dehors des heures de travail

 

Mas André : chef de la permanence de la défense passive en dehors des heures de travail, il est avec J. Malé l’un des principaux responsables de la défense passive de l’usine. Egalement chef du service de l’alerte, chargé de sonner le début et la fin des alertes, il a sous ses ordres les téléphonistes. Il est également chef de l’abri n°3.

Dans le cadre de ses responsabilités de surveillance de l'usine hors des heures de travail, il a sous ses ordres trois gardes chargés des rondes sur le site :

Césano L. : garde d’incendie, sous les ordres de A. Mas. Mentionné remplacé par Serra.

Fortuné L. : garde d’incendie, sous les ordres de A. Mas.

Serra : garde d’incendie sous les ordres de A. Mas. Remplaçant de Césano.

 

Service de l’alerte 

 

Le service de l'alerte est composé de téléphonistes également placés sous les ordres de A. Mas :

Berdaguer Jean : téléphoniste service liaison téléphone-central téléphonique, affecté avec Jacob, Cortade et Lluc au service de l’alerte, sous les ordres de A. Mas.

Brutus A. : téléphoniste service liaison téléphone-central téléphonique, affecté avec Capdet, Ferriol et Lluc au service de l’alerte, sous les ordres de A. Mas. Mentionné remplacé par Jacob.

Capdet J. : téléphoniste service liaison téléphone-central téléphonique, affecté avec Brutus, Ferriol et Lluc au service de l’alerte, sous les ordres de A. Mas. Mentionné remplacé par Berdaguer.

Cortade : téléphoniste service liaison téléphone-central téléphonique, affecté avec Berdaguer, Jacob et Lluc au service de l’alerte, sous les ordres de A. Mas. Remplaçant de Ferriol H.

Ferriol H. : téléphoniste service liaison téléphone-central téléphonique, affecté avec Capdet, Brutus et Lluc au service de l’alerte, sous les ordres de A. Mas. Mentionné remplacé par Cortade.

Jacob : téléphoniste service liaison téléphone-central téléphonique, affecté avec Capdet, Ferriol et Lluc au service de l’alerte, sous les ordres de A. Mas. Remplaçant de Brutus.

Lluc Victor : téléphoniste service liaison téléphone central téléphonique, affecté avec Capdet, Brutus et Ferriol au service de l’alerte, sous les ordres de A. Mas.

 

Service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive

 

Personnel de Bureaux

Malé J. : chef du service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive, en remplacement du directeur F. Variot. Responsable de la défense passive à l’usine, il est avec A. Mas la personne à prévenir en première urgence en cas d’alerte. Il dispose de deux employés dans les bureaux et supervise la fabrication en cas d’urgence. Initialement membre du service de protection du personnel, sous la direction de Crézé.

Alabert G. : employé de bureau affecté au service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive, sous les ordres de J. Malé : chargé avec J. Xatart, de s’assurer de l’exécution des mesures de défense. Mentionné remplacé par Paoli. Egalement chef de l’abri n°1, remplacé par Brau.

Paoli : employé de bureau affecté au service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive, sous les ordres de Malé : chargé de s’assurer de l’exécution des mesures de défense passive. Remplaçant de G. Alabert.

Xatart J. : employé de bureau affecté avec G. Alabert au service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive, sous les ordres de J. Malé : chargé de s’assurer de l’exécution des mesures de défense. Egalement chargé de l’affichage et de l’entretien des plans et consignes de l’usine.

Personnel de Fabrication

Lavail E. : chargé de la surveillance des appareils de nitration et de filtrage, des pétrins mécaniques et du mélangeur Atlas, sous la direction de J. Malé, chef du service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive. Veille également à l’éclairage de secours des ateliers de nitroglycérine, sous la direction de E. Laumi, chef du service d’extinction des lumières. Chef de la tranchée n°1, abritant le personnel de la dynamiterie et d’autres ateliers.

Laumi E. : voir service de l’extinction ci-dessous. Veille également avec Lavail à l’éclairage de secours des ateliers de réfrigération, nitration et filtrage de la nitroglycérine

Nicolau/Nicoleau J. : chargé de la surveillance des machines motrices, des compresseurs d’air et d’ammoniaque, des pompes, sous la direction de Malé J., chef du service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive. Egalement affecté avec F. Assens au service de l’extinction des lumières, sous les ordres de E. Laumi.

 

Service de l’extinction (des lumières)

 

Laumi E. : chef du service de l’extinction des lumières, il a sous ses ordres F. Assens et J. Nicolau. Veille avec Lavail à l’éclairage de secours des ateliers de réfrigération, nitration et filtrage de la nitroglycérine. Egalement chef du service d’incendie, ayant les gardes d’incendie sous ses ordres.

Assens F. : affecté avec J. Nicoleau au service de l’extinction des lumières, sous les ordres de E. Laumi. Mentionné remplacé par Figuères.

Figuères Sébastien : affecté avec J. Nicoleau au service de l’extinction des lumières, sous les ordres de E. Laumi. Remplaçant de F. Assens.

Nicolau/Nicoleau J. : affecté au service d'extinction des lumières. Egalement chargé de la surveillance de machines : voir ci-dessus service de contrôle, de surveillance et de liaison de la défense passive.

 

Service de la protection du personnel

 

Crézé : chef du service de la protection du personnel dans les abris, il a sous ses ordres C. Ribes et J. Pou, ainsi que des ouvriers du bâtiment.

Pou Julien : affecté au service de la protection du personnel dans les abris, sous les ordres de Crézé. Egalement garde d’incendie sous les ordres de A. Mas ; chargé de l’affichage et de l’entretien des plans et consignes de l’usine.

Ribes C. : affecté au service de la protection du personnel dans les abris, sous les ordres de Crézé.

 

Service de la protection contre les gaz

 

Oms : chef du service de la protection contre les gaz, en remplacement du directeur F. Variot, il a pour aides Monich, le Dr Parcé, Soler et Ciordia.

Ciordia : affecté avec Monich, A. Parcé et Soler au service de la protection contre les gaz, sous la direction de Oms.

Monich Joseph : affecté avec A. Parcé, Soler et Ciordia au service de la protection contre les gaz, sous la direction de Oms. Egalement affecté au service sanitaire avec Mme Marill, sous la direction de Herman.

Parcé André : médecin affecté avec Monich, Soler et Ciordia au service de la protection contre les gaz, sous l’autorité de Oms. Remplacé au service sanitaire par Augé.

Soler : affecté avec Monich, A. Parcé et Ciordia au service de la protection contre les gaz, sous la direction de Oms.

 

Service sanitaire

 

Herman : chef du service sanitaire, en remplacement du directeur F. Variot, il dispose des aides de Monich, Mme Marill et du Dr Parcé.

Augé : affecté au service sanitaire, en remplacement du docteur Parcé.

Marill Mme : affectée au service sanitaire avec Monich, sous la direction de Herman.

 

Chefs des abris et tranchées du site de Paulilles

 

Berta : chef de l’abri n°2.

Brau : chef de l’abri n°1, remplaçant G. Alabert.

Habitation Alabert : orientation des occupants vers l’abri n°2.

Habitation Aroles[1] : orientation des occupants vers l’abri n°2.

Habitation Girold : orientation des occupants vers l’abri n°1.

Habitation Jaulent : orientation des occupants vers l’abri n°1.

Habitation Laumi : orientation des occupants vers l’abri n°2.

Habitation Lavail : orientation des occupants vers l’abri n°1.

Habitation Lizana[2] : orientation des occupants vers l’abri n°2.

Habitation Mas[3] : orientation des occupants vers l’abri n°2.

Habitation Montagnac : orientation des occupants vers l’abri n°1.

Caserne Pou : caserne ouvrière, orientation des occupants vers la tranchée n°2.



[1] Henri Aroles, personnel ouvrier.

[2] Julien Lizana, personnel ouvrier.

[3] André Mas, personnel ouvrier.

 


 

SOURCES

ADPO, 1W112, Recensement des entreprises industrielles et commerciales.

Cahier « Défense Passive », archives privées.

POUR EN SAVOIR PLUS

PRACA E., Abris et tranchées de la Défense passive à Paulilles, Site Amis de Paulilles, rubrique Patrimoine.